ABOUT
I — L'ARTISTE
La naissance d'une artiste
À quatorze ans, dans un livre d'art de la bibliothèque familiale, elle découvre l'œuvre d'Ogata Kōrin.
Elle ignore encore jusqu'au mot « Rimpa ». Mais elle sait déjà, sans l'ombre d'un doute, ce que sera sa vie :
faire renaître l'esprit de cet art en son propre temps.`
À la Kyoto University of Education, dans une filière spécialisée en beaux-arts formant à la fois à la création et à l'enseignement, elle se consacre plus particulièrement à la peinture japonaise, le Nihonga.
Créer et transmettre la beauté aux générations futures : ces deux voies deviendront peu à peu une seule et même mission, qui traversera toute sa vie.
En 1979, elle figure parmi les 45 étudiants sélectionnés par le gouvernement japonais pour poursuivre leurs études à l'étranger, et est admise à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle y étudie la fresque.
Du Nihonga, elle apprend la feuille et la ligne ; de la fresque, l'échelle du mur, par le corps. Les deux se marieront en un seul langage : l'or qui résonne à l'échelle de l'architecture.
Parmi ses œuvres, le diptyque « IRIS » (260 × 195 cm) est exposé en permanence au Musée des Arts asiatiques de Nice depuis 2010.
En 2012, le triptyque « JARDIN ZEN » (390 × 195 cm) est présenté au Belvédère de Vienne, dans l'exposition GOLD.
Le triptyque « Mer et Soleil Levant » (390 × 195 cm) est exposé en permanence au Yacht Club de Monaco.
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II — HAUTE COUTURE
Le Rimpa que l'on porte
En 1983, elle est choisie par la maison Christian Dior, à Paris, pour dessiner les accessoires de Haute Couture auprès de Marc Bohan ; elle y restera jusqu'en 1989.
Le Rimpa n'a jamais été un art limité aux paravents. Kōrin était né dans une famille de marchands d'étoffes de Kyoto, et ses motifs vivaient sur les kimonos, les laques, les éventails.
Chez Dior, elle prolonge cet esprit en une beauté que l'on porte.
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III — A VIEW ON THE WORLD
Un regard sur le monde
De 1991 à 1993, elle participe à la création, à Paris, de l'émission WORLD UPLINK du réseau FNN (Fuji Television), magazine matinal reliant en direct Tokyo, Paris et New York ; elle dirige les équipes de reportage et de tournage.
Elle interviewe notamment Jacques Chirac, alors maire de Paris et futur président de la République, ainsi que l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing. Plus de cent dix de ses reportages sont diffusés sur le réseau national japonais.
Pour elle, l'art ne se tient pas à l'écart du monde : il lui répond. Son regard d'artiste n'a cessé d'agir, sur le terrain comme derrière la caméra.
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IV — ART AT THE SERVICE OF HUMANITY
L'art au service de l'humain
En 2011, après le séisme et le tsunami du 11 mars, elle organise au Yacht Club de Monaco un gala de charité en soutien aux victimes. Ce soir-là, S.A.S. le Prince Albert II lui exprime publiquement sa gratitude.
ART AS PEACE
PEACE AS ART
fut ainsi un acte avant de devenir un principe.
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V — THE ART OF LIVING
Faire de sa vie une œuvre
Ses études achevées, elle revient aussitôt à Paris, fonde une famille en France et élève sa fille unique. Être mère fut aussi, pour elle, une création. Faire grandir l'amour, la beauté et le sens du prix de la vie : une œuvre qui, comme la création artistique, prépare l'avenir des hommes.
Entre Paris et Nice, le chemin parcouru fut en lui-même l'exercice d'un art : celui de faire de sa vie une œuvre. Les années passées à regarder le Japon du dehors ont approfondi en elle l'esprit japonais, qui tient la beauté pour la plus précieuse des valeurs.
MEDITATION
La méditation
Pratiquée chaque jour depuis l'enfance, la méditation, et avec elle une longue quête sur la vie et la conscience humaines, irrigue en profondeur son art et sa manière de vivre. Vivre avec beauté ne se réduit pas à soigner les formes. C'est regarder en soi, sentir le prix de la vie, découvrir la beauté dans le lien aux autres, et en faire sa vie.
SHARING THE EXPERIENCE
Partager l'expérience
Cette quête se transmet aussi par la parole. En juin 2017, invitée à un symposium à la Saline royale d'Arc-et-Senans, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, elle donne sa première conférence en français : « La méditation peut-elle changer la vie ? »
En janvier 2018, invitée par le Cercle de l'Union Interalliée à Paris, elle y donne une conférence intitulée « Le secret des centenaires », où, à travers la vie des centenaires japonais, elle évoque la sagesse de la longévité.
Ce que de longues années de quête lui ont appris, offert à chaque vie.
ART THROUGH DIALOGUE
L'art dans le dialogue
Le Cercle de l'Union Interalliée, cercle privé parisien fondé en 1917 pour accueillir les représentants des nations alliées, est demeuré après la guerre un lieu d'échange et d'amitié par-delà les frontières.
Membre du Cercle, elle y poursuit le dialogue avec des personnalités de tous horizons autour de l'art, de la culture et de la pensée japonaises, et y partage un même attachement à la compréhension mutuelle et à la paix entre les cultures.
L'art ne s'y expose pas : il s'y pratique — dans la conversation, dans la tenue, dans l'attention portée à l'autre.
Le vœu de ses parents, qui la rêvaient diplomate, s'accomplit peut-être aujourd'hui sous une autre forme : celle d'une artiste.
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MUSEUM MAP
